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Poèmes - Slam

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Là, ce sont quelques poèmes et ce que j'aime bien appeler "les vieux croûtons"... certains d'entre eux ont été écrits lorsque j'avais 11 ans, 13 ans, 16 ans... des vieux croûtons...sans aucun doute.

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LES MOTS

Les mots parfois rampent dans l’ombre
Ou bien se couvrent de poussière
Lorsque le coeur devient si sombre
Qu’en silence leur âme tombe.

Les mots prennent des airs de rêve
Quand ils s’imprègnent de lumière,
Ils nous entraînent et nous soulèvent
Et nous emportent à ciel ouvert.

Les mots, les mots façonnent le coeur des Hommes,
Les mots, se donnent et puis résonnent,
Et longtemps sonnent au coeur des Hommes.

Les mots, les mots façonnent le coeur des Hommes,
Les mots, se donnent et puis résonnent,
Et longtemps sonnent au coeur des Hommes.

Les mots, les mots façonnent le coeur des Hommes,
Les mots ne se prêtent ni s’abandonnent,
Mais s’emprisonnent au coeur des Hommes.

Les mots qui traînent dans la haine
Font les bombes, font la mitraille,
Dedans la foudre et les éclairs
Ils transpercent le coeur des femmes.

Les mots, les mots harponnent le coeur des Hommes,
Les mots, les mots qui tonnent et qui résonnent,
Trop longtemps sonnent au coeur des Hommes.

Les mots sont douceur et velours
Quand ils portent en eux l’amour,
Ils nous protègent et nous désarment
Nous rendent plus forts chaque jour.

Ces mots,
Permettez que je vous les donne,
Ces mots,
Portent mes printemps, mes automnes.
Ces mots,
C’est toute ma vie, c’est aussi...
Le creux du Monde qui bouillonne.

Ces mots,
Ce sont mes nuits, ce sont mes jours,
Toute ma folie, mon amour.

Ces mots, ces mots,
Permettez que je vous les donne,
Et puis...
...Qu’en votre coeur je m’abandonne.

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TANT QUE LA VIE ME PORTE

Tant que la vie me porte
Puisqu’elle m’ouvre son lit
Qu’elle me donne sa force
Son onde et sa folie
Je chanterai encore
Je chanterai toujours
Je chanterai partout
Je chanterai pour tout

Pour un matin d’automne,
Pour un non, pour un oui,
Pour ce grand ciel qui tonne
Et qui après nous sourit.
Pour le coeur d’un hiver,
Que le givre ensorcelle,
Sur ce morceau de terre

Qui tourne et m’émerveille.
Je chanterai encore
Je chanterai toujours
Je chanterai plus fort

Je chanterai surtout...

Pour ce soleil immense
Couché sur l’or du sable,
Qui danse sur tes hanches,
Te rend si désirable.
Pour cette lumière intense
Et si peu raisonnable,
Qui enflamme ton regard,
Te rend si désirable...
Qui enflamme ton regard...

Tant que la vie me porte
Tant qu’elle m’offre son lit
Qu’elle me couvre de force
D’amour et folie
Je chanterai encore
Je chanterai toujours.

Tant que la vie me porte...

...Tant que la vie me porte.

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D'OR ET DE POURPRE

D’or et de pourpre à l’automne
Ancrées dans la terre mère
Comme l’armée des Hommes
Levée vers la lumière.

D’or et de pourpre à l’automne
Du Vallespir aux Corbières
S’enluminent les vignes,
Réveillant un instant
Le feu et le sang,
La mémoire de nos pères,
Sous le souffle du temps.

Ombres têtues aux nuits d’hiver,
Vieillards noueux et bavards
Crevant leurs lits de pierres
Ravivent la Longue Histoire.

Ombres et mystères aux nuits d’hiver,
Des pentes des Albères
Aux portes des Cathares,
Les vignobles racontent
L’espace d’un songe
Les grandes légendes
Du ventre du Monde.

Emeraudes au ciel d’azur,
Filles de la terre mère,
Vignes éclatantes et pures
S’offrent aux nouveaux soleils.

Emeraudes au ciel d’azur,
Parure étincelante
Coure à travers la plaine
Vers les coteaux s’élance,
Etreignant, souveraine,
Au vibrant du printemps,
Le coeur du Roussillon.

Rouge rubis, paillettes d’ambre,
Poème de lumière,
Fruits de l’Amour des Hommes
Et du nectar du monde.

Rouge rubis, paillettes d’ambre,
C’est le vin qui s’enflamme
Aux ardentes Sardanes,
Et la coupe s’élève
De tes lèvres à mes lèvres,
Amarrant un instant
Les souffles du temps.

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ANIMALIA (pour Allain Bougrain-Dubourg)

Petite boule d’ombre
Dans un laboratoire,
Que font ces mains immondes
Qui voilent ton regard !

Je les vois comme des géants
Enclins aux jeux déments,
Mais dans mes yeux d’enfants
Je sais qu’ils ne font pas semblant !

Dans ma colère qui gronde
Au creux de l’enfer des mondes,
Je prie que leur âme tombe !
Déracinée, de la mémoire des Hommes,
Jetée à terre, comme par un vent très fort,
Je veux les voir brisés au fond des catacombes.

Dans les couleurs de la douleur
Et tous les pastiches du supplice,
Les sexi-décors ont parfum de mort !

Petit être tu sombres
Dans un parc dérisoire,
Que font ces fous immondes
Qui t’effacent de l’histoire !

Je les vois comme des mutants
Des faiseurs de néant,
Qui baignent dans le sang
De leur aveuglement !

Mais quelle est la loi,
Mais quel est le sens,
De cette décadence ?
Où plus rien n’a de droit,
Plus rien n’a de toit,
Dans ce manège immense,
Pavé de violences
De sombres hécatombes !
Dans la Savane, coule le béton,
Et l’on amoindrit l’Amazonie,
La survie de l’Homme
N’est plus qu’un sursis

Mais quelle est la loi,
Mais quel est le sens,
De cette décadence ?
Où plus rien n’a de droit,
Plus rien n’a de toit,
Dans ce manège immense,
Pavé de violences
De sombres hécatombes,
De toutes les couleurs de la douleur,
Tous les artifices du supplice,
Les monstres croyances au poison de mort.

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REVES D'ABSOLU

J’ai aimé,
Dans un pays de fées,
Un seul morceau d’étoile et un soleil cassé.
J’ai aimé,
Dans un pays de fées,
Une seule forêt profonde et un bouquet fané.
J’ai rêvé,
Dans un pays de fées,
D’un seul sourire d’enfant et d’un Pierrot joyeux.
J’ai pleuré,
Dans ce pays de fées,
De t’avoir oublié dans le pays des hommes.

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TOURBILLON

Tous les élèves sont partis,
Et le tableau s’est endormi,
Les derniers rayons du soleil
Réchauffent la cour qui sommeille,
Mais, le professeur n’est pas parti !
Non, le professeur n’est pas parti !
Il aurait aimé les garder,
Les garder là encore un peu,
Tous ces enfants aux yeux si purs,
Tous ces enfants aux yeux trop grands
Que la vie lui a pris, et que le temps aigri.

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LE BATEAU

C’était un petit bateau,
Un tout petit bateau,
Parti pour apprendre à nager,
Sur le grand Océan,
Mais le vent s’est levé,
Et la chance a tournée,
Et le petit bateau,
Le tout petit bateau
Est tombé !
Est tombé !
Est tombé !

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