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Le mot du moment

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Attention noble petit étranger, si tu arrives jusque là, si ta curiosité t'a poussée à venir dans ce recoin où je cache les mots, les maux, les maudits moments et tout le reste un peu pas drôle, un peu tordu de la vie et tout ça... Attention, noble petit voyageur, j'ai des fois des colères, des fois des idées brumeuses, et mes mots ne sont pas tous très jolis à lire pour les elphes ou les fées. Des fois aussi il peut y avoir des mots gros comme des gros mots, parce que la colère des fois elle fait dire des choses lourdes et boueuses. Tu es toujours à temps de faire demi tour ou d'aller voir un peu plus loin... j'y suis aussi... enfin peut-être...

Si tu as pris la décision (en dépit de mes avertissements) de poursuivre dans cette même page ton escapade, sache que je suis loin de posséder toutes les clefs de la sagesse, loin du savoir suprême... j'avance comme je peux, je marche souvent sans trop savoir où mes pas me mèneront et sur quel chemin. Je ne prétends rien. Je suis vivante et je ressens la vie, ici et partout, et souffre pour ce que l'on en fait... Pardon au monde, pardon aux enfants, aux Hommes de demain.

La vie n'est pas un long fleuve tranquille...


- 09/2015 -

Petite histoire domestique - Elle était jolie ma voiture, elle avait une bonne bouille. Sans prétention, pas du style à se la péter, genre "m'as-tu-vu" qui fait tout pour se faire remarquer. Non. Elle était tranquille, souple, discrète... mais elle ne va plus rouler longtemps et ne peut pas se réparer. La nouvelle recrue est plus trapue, volant plus dur, levier de vitesse plus dur, couleur plus forte, je la regarde intriguée, elle est là devant ma porte, on s'apprivoise à distance. La semaine prochaine, je prendrais le temps de passer un coup de chiffon sur le volant et un peu partout, et d'y installer mon doudou au boitier du cendrier.

- 08/2015 -

Dimanche 23 août - Arrivée des cigognes. Un peu plus tôt cette année. Hiver rude ? Quand homme blanc couper du bois...

- 04/2015 -

Colère, honte, dégoût, tristesse... quel mélange détonnant. Je zappe, histoire de regarder un truc à la télé le temps de manger. Je ne fais pas ça souvent, mais là, envie d'images et de sons à l'improviste. La télé s'allume, Arte, un rhinocéros à terre, encore vivant, estropié, sans corne. J'éteins. Je n'ai plus faim. ça, c'est nous. Les hommes. Une plaie, un parasite de la terre. XXI siècle. High-tech et barbarie... Comment cela est-il encore possible ?... Sans commentaire. J'en sais d'autres encore. Je ne les cherche pas. Je n'ai pas besoin de tout voir pour savoir de quoi nous sommes capables. Je tombe dessus au hasard des jours... A chaque fois, c'est le coup au coeur et des heures pour me remettre. Et ces histoires-là s'étouffent et disparaissent sous des tonnes d'infos pitoyables sur des politiques véreuses et infructueuses. Ils peuvent bien se tirer des balles dans la tête. Qu'est-ce qu'on s'en fout !

- 02/2015 -

Charlie Hebdo. Triste, ça. Très triste... Fou.

- 09/2014 -

Les départs : Pleurs... Pleurs... Pleurs. Et puis, un jour, on ne pleure plus... mais il reste toujours une petite pierre qui pèse sur le coeur. C'est le poids de l'amour. Love.

- 09/2014 -

P..... de conscience exacerbée de l'éphémère...

- 09/2014 -

Chapitre II : Et puis un jour on écrit. "Etre habité", c'est quoi ? C'est entendre les myriades de voix du monde. Tout. Jusqu'aux pierres, jusqu'aux cailloux, jusqu'au sable qu'ils deviennent. "Etre habité", c'est remonter l'histoire jusqu'à la genèse de toutes choses, jusqu'au Big Bang et sa longue saga de milliards d'années. Se dire que l'on n'est rien et tout en même temps et que son propre corps est un univers dans un autre univers. Ces voix que l'on entends nous poussent à agir d'une manière ou d'une autre et à retranscrire ce qu'elles ont à dire. "Ecrire" c'est être scribe. C'est être la machine qui sert à matérialiser ces choses impalpables qui nous entourent. Et, même là, cette définition s'auréole de floue car la perception-même de l'écriture est unique selon qu'un être humain ou autre s'en saisisse. Oui, un jour on écrit. On recrache, on couche sur un support cette énergie, cette pulsion du monde que l'on a respiré, qui s'est logée dans son ventre, dans son coeur, dans sa tête. Mes premiers écrits racontaient un cygne sur un lac de Cerdagne, je ne sais plus bien de quoi il était question, mais il fut publié dans la revue locale par le biais de l'école. Un autre de mes poèmes racontait une maison voisine de la mienne, vieille, fissurée, usée par le temps, abandonnée de tous... semblable aux êtres humains. Quelle avait été sa vie ? A quoi ressemblait-elle avant ? Et la première pierre posée pour la bâtir ? Quand ? Qui décida de cela ? L'écriture... On n'en comprend pas vraiment le sens. Elle est un fait. Point.

- 09/2014 -

"Frasques et pérégrinations d'un écrivain déphasé en mal d'un je-ne-sais-quoi". CHAPITRE 1: Ce que je sais : D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours aimé cette harmonie qui lie les mots entre eux et les amène à faire des phrases qui racontent les choses belles, tristes, ou compliquées de l'existence sur terre. D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours cherché à me rapprocher de ça, de cette manière d'exprimer la vie. Ce que je sais, c'est qu'il m'est venu très vite une sorte de "facilité" de dire, d'écrire, et retenir les des pans entiers de poèmes. J'ai en mémoire des pages de chansons entendues et attrapées au fil des 3 pays habités. J'ai commencé l'aventure de l'écriture en me gorgeant de tout ce qui se présentait à moi : la vie. Toute la Vie. La mienne confondue en masse avec la vie du monde. Car ça, je le sais aussi : la densité du monde je l'ai sentie très vite, très tôt.

- 09/2014 -

Côté ciel : Arrivée des cigognes en fin de journée. Elles vont se poser là, pour la nuit, en haut des réverbères, en haut du mirador au-dessus des rails, des trains, de l'autoroute... Demain elles partiront, très tôt, pour un long voyage.

- 05/2014 -

Petite réflexion qui ne mange pas de pain : L'Art, c'est un alien qui te mange de l'intérieur. L'Art, c'est la cabine de pilotage, le poste de commande. L'artiste c'est juste une carlingue.

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